Les entités de la Défense ont également été confrontées à des "actions de sabotage et des dégradations" généralement commises aux abords des sites.
( AFP / LUDOVIC MARIN )
Survols de drone, captures d'images, vols de matériel ou de matières premières... Les intrusions et tentatives d'intrusion dans des entreprises ou des laboratoires du secteur de la défense en France ont augmenté en 2025, a souligné mardi 12 mai la DRSD, le service de renseignement chargé de les protéger.
"L'année 2025 a été marquée par une augmentation des atteintes ou tentatives d'atteintes 'physiques' aux entités suivies par la DRSD" qui ont représenté 24% du total des atteintes en 2025, contre 18% en 2024 et 2023 , a écrit la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense, dans une note publique.
"Les entités de la BITD (base industrielle et technologique de défense, ndlr) ou de la recherche d'intérêt défense ont ainsi été les cibles de nombreuses tentatives d'intrusions au sein de leurs emprises industrielles ou de leurs laboratoires. Ces intrusions se sont parfois soldées par des vols de matériel (ordinateurs, machines-outils, etc.) et de matières premières essentielles à la production", ajoute le service de renseignement.
Il alerte aussi sur "une augmentation considérable des prises de vues d'installations sensibles à des fins de repérage. La fin d'année 2025 a été marquée par une augmentation très nette des survols de drones signalés aux abords d'emprises liées à la sphère défense".
Actions de sabotage
Les survols de sites interdits ou d'infrastructures critiques sont une menace croissante et les signalements se sont multipliés un peu partout en Europe, entraînant parfois des perturbations majeures comme des suspensions de vols commerciaux dans des aéroports européens en 2025.
En France, la DRSD estime que leur "imputation à des puissances étrangères" est "complexe", alors que de nombreux observateurs relèvent qu' ils peuvent faire partie de la stratégie de guerre hybride attribuée à la Russie , comprenant des actions de sabotage ou d'ingérence sur le territoire européen.
D'autre part, les entités de la Défense ont été confrontées à des "actions de sabotage et des dégradations (incendies des infrastructures énergétiques et chaînes de production, tags, jets de peinture, etc.) majoritairement commises aux abords des sites".
Ce genre d'action s'est poursuivi en 2026, avec encore récemment, une série d'incendies coordonnés dans le Cher visant des installations électriques alimentant des usines d'armement .
Une partie de ces actions peut-être reliée au Proche-Orient, puisque "le service constate la poursuite des actions de revendications menées par certaines mouvances d'ultragauche (UG) à l'égard d'entreprises de la BITD, en lien avec le conflit israélo-palestinien".
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